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lundi 25 août 2014

Spahis illustrés par Lucien Rousselot


Lucien Rousselot (1900-1992) fait partie des grands noms de la peinture militaire. Membre de La Sabretache, peintre titulaire des armées, il s'illustre entre-autres dans la réalisation de grandes séries de planches relatives à l'épopée impériale et à l'armée française. Il publie notamment, entre 1943 et 1971, une série de 106 planches documentaires : « Les Uniformes de l’Armée française » qui constitue une œuvre magistrale, et qui demeure encore aujourd'hui pour la plupart des amateurs un ouvrage de référence.
Dans son atelier, véritable musée miniature, le visiteur pouvait découvrir, entre autres trésors, d’admirables figurines à cheval d’environ 40 centimètres de hauteur, réalisées avec l’aide de son épouse, entièrement équipées et armées. Produites en très petit nombre, ces figurines sont des plus recherchées.
En tant qu'illustrateur, il réalisera pour des programmes et des cartes de vœux régimentaires de très belles planches comme celles présentées ci-dessous.


Spahi algérien illustrant une carte de vœux du 8e Spahis en Indochine.

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Spahis algériens illustrant une carte de vœux du 8e Spahis.

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Spahi marocain illustrant une carte de vœux du 2e Spahis marocains en Indochine.

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Spahi marocain, planche tirée d'un programme du Concours hippique de Paris de 1936 auquel un escadron du 4e Spahis marocains a participé.

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mercredi 2 janvier 2013

Un vieux briscard


Belles photos d'un adjudant de spahis algériens, notre homme est décoré de la Médaille Militaire, de la Médaille Coloniale avec agrafe Sahara et de l'Ordre du Nichan Iftikar. Sur la seconde photo, on note la fierté et l'admiration qui transparait des visages des deux jeunes garçons posant au côté de ce brave. Photos prises durant la Grande Guerre ou immédiat après-guerre.


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vendredi 21 décembre 2012

Fête du 4e Régiment de Spahis Marocains


Couverture du programme de la fête régimentaire organisée par le 4e Régiment de Spahis Marocains à Senlis en 1937. Senlis a été pendant plusieurs décennies une ville de garnison pour le 4e Marocains, avant la Seconde Guerre Mondiale, puis le 7e Spahis Algériens et ce jusqu'à sa dissolution en 1962. La ville de Senlis compte aujourd'hui un musée consacré aux spahis qui est géré par la municipalité en partenariat avec l'association des Amis du musée des spahis de Senlis.

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dimanche 21 octobre 2012

Spahis d'étain


Fondée en 1825, la société CBG Mignot commercialisait jusqu'à la fin des années 1980 des figurines en plats d'étain, leur catalogue proposait plusieurs centaines de références dont une superbe série sur les spahis. Hélas à la fin des années 1980 la société CBG Mignot a connu des difficultés financières au point de cesser ses activités quasi bicentenaires... A la suite de cette faillite les moules sont dispersés lors de la liquidation de la société. Aujourd'hui la plus part d'entre eux sont au musée de la figurine de Kulmbach, Allemagne. Il est devenu très difficile de trouver ces figurines seuls quelques initiés peuvent encore se les procurer. CBG Mignot renaît de ses cendres en 1994 et fabrique encore aujourd'hui des figurines ronde bosse. Hélas, la fabrication de plat d'étain n'a jamais repris.

Voici la page du catalogue qui concernait les spahis algériens et marocains ainsi que les goumiers.

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Voici la série sur les spahis peinte par Gianpaolo Bistufli.

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Liens:
http://www.cbgmignot.com/
http://www.zinnfiguren-bistulfi.com/

dimanche 22 juillet 2012

Les Spahis, 1900-1914 par André Jouineau


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André Jouineau est né en 1952, auteur illustrateur, collaborateur régulier depuis 25 ans de plusieurs magazines et collections d’ouvrages publiés par Histoire et collections (Paris) et les éditions du Canonnier (Nantes).
Peintre de formation autodidacte, il se consacre pour l’essentiel, depuis les années soixante-dix, à l’étude et à l’histoire des uniformes, une vocation née avec la parution des premiers volumes uniformologiques dessinés par L. et F. Funcken. Collaborateur régulier des différentes revues spécialisés, il débute dans Uniformes puis rejoint Tradition. Nommé peintre officiel de l’Armée en 1985 (titre conservé jusqu’en 1994), il participe à différents salons à Paris et en province et réalise de nombreux tableaux pour des salles d’honneurs de régiments.
Au milieu des années quatre-vingt dix, sans abandonner les techniques traditionnelles comme la peinture à l’huile ou la gouache, il aborde l’illustration informatique qui permet "d’inventer" un genre nouveau en uniformologie, tout en restant dans la logique synoptique et didactique des grands anciens. Fort de cette nouvelle technique, il réalise des séries de planches dans Figurines, Militaria, Steel-Masters, VaeVictis et Soldats Napoléoniens.
En 2010, il crée avec Eric Lemaître le site Images de Soldats qui permet aux amateurs d'uniformologie et aux figurinistes d'avoir accès à une banque de donnée formidable, de plusieurs centaines de planches consacrées à l'armée française depuis la Monarchie jusqu'à la guerre d'Algérie.

Pour les lecteurs du site Spahis.fr, André Jouineau offre la planche consacrée aux uniformes des spahis algériens entre 1900 et 1914.

Fond de planche site internet
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Planche n°283: Les Spahis Algériens, 1900-1914

Les trois régiments sont créés entre 1842 et 1844, au début de la IIIème République, il y a toujours 3 régiments de spahis Algériens soit un par département, le 1er à Alger, le 2ème à Oran et le 3ème à Constantine. Le 4ème spahis est d'origine tunisienne, il est créé en 1882 et se compose au début de compagnies mixtes infanterie et cavalerie. C'est en 1886 que les éléments de cavalerie forment le 4ème spahis. A la mobilisation du 2 août, les escadrons de guerre sont envoyés combattre en métropole. Au début de la guerre de 1914 un 5ème spahis est mis sur pied pour aller combattre en France.

Légende de la planche:
1. Maréchal des Logis chef du 3ème Spahis.
2. Spahis "français" du 2ème Spahis.
3. Spahis indigène du 4ème régiment de Spahis en grande tenue. A noter la façon particulière de porter le mousqueton au regard du spahis français.
4. Distinctives des régiments de spahis de gauche à droite: 1er, 2ème, 3ème et 4ème spahis.
5. Maréchal des Logis rengagé du 3e Spahis.
6. Trompette du 3ème Spahis.

Remerciements à: André Jouineau et Images de Soldats

dimanche 10 juin 2012

Chef d'escadron du 3e Spahis vers 1848


Planche tirée des Carnets de La Sabretache représentant le général de division Desvaux en petite tenue de chef d'escadron du 3e Spahis, dessiné en 1848 par Auguste Raffet. L’œuvre originale était dans la collection Bernard Franck.

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vendredi 6 avril 2012

Nouba du 3e Spahis vers 1900


Planche tirée de l'ouvrage Fanfares et musiques des troupes à cheval 1640 1940 du commandant Bucquoy. On retrouve sur cette illustration, la raïta, le bendir, le tambour et le chapeau chinois. Ce dernier est l'instrument typique des formations musicales de l'armée d'Afrique sa présence trouve son origine dans une vieille coutume ottomane adoptée par les régiments de l'armée d'Afrique, la queue du cheval tué sous le guerrier était un témoignage de courage. Elle était par la suite exposée devant la tente du guerrier.


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Le dessin est l’œuvre du célèbre peintre militaire et animalier Eugène Leliepvre. Né en 1908, il connut l’exode de la Grande Guerre et, enfant, assista à la charge de la Cavalerie Française dans les rues pavées de Lille : elle décida de sa vocation d’historien militaire. Il illustra de nombreux ouvrages ayant trait à l'histoire militaire, à la chasse et aux élégantes.

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Peintre officiel de l'Armée depuis 1951, son rôle fut déterminant dans la diffusion de l'histoire militaire auprès du grand public. Son goût prononcé pour l'uniformologie le poussa naturellement vers la figurine historique et pendant 30 ans il se chargea de réaliser toute la documentation et les prototypes de la société Historex, première marque de figurines ronde bosse en plastique dont la qualité continue de ravir les amateurs.
Chevalier de la Légion d'Honneur, Eugène Leliepvre vient de fêter ses 104 ans.

Liens:
http://www.eugeneleliepvre.com
http://www.historex.com

Frères d'Armes


Série de photos témoignant de la fraternité d'arme et de sang qui a pu régner au sein de l'armée d'Afrique en général et des spahis en particulier.


Spahis d'un régiment non identifié

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Deux frères servant en tant que sous-officier au 9e Régiment de Spahis Algériens

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Spahis du 1er Régiment de Spahis Algériens, l'un d'entre eux est décoré de la médaille coloniale

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Sous-officiers du 1er et 6e Régiment de Spahis Algériens

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Spahis du 2e Régiment de Spahis Algériens

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Sous-officiers du 1er et 2e Régiment de Spahis Algériens et leur compagnon au garde à vous

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Spahi du 3e Spahis et chasseur du 3e Chass d'Af', immortalisés à Sétif vers 1900

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samedi 3 mars 2012

Trompettes du 7e Escadron de Spahis Algériens


Représentation des trompettes du 7 Escadron de Spahis Algériens de Senlis au défilé par Eugène Lelipevre. Le 7e ESA fait suite au 7e Régiment de Spahis Algériens dissout après la Libération. Il était régulièrement présent au défilé du 14 Juillet jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie et la dissolution de l'ensemble des régiments issus de l'Armée d'Afrique.

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3e Régiment de Spahis Marocains, France 1940


Sous-officiers et spahis du peloton motorisé du 3e Régiment de Spahis Marocains pris en photo le 20 février 1940.

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dimanche 29 janvier 2012

Historique des spahis sénégalais


En 1843, suite à la demande du Gouverneur du Sénégal, un peloton de 2 officiers, 25 sous-officiers et cavaliers, dont 15 Français et 10 indigènes, sous le commandement du lieutenant de spahis algériens Petit, est envoyé à Saint-Louis pour lutter contre les Maures Trarzas qui s’opposent à la conquête Française.
Dès son arrivée, le peloton est engagé le 4 août 1843 contre les guerriers Toucouleurs à Cascas sur le fleuve Sénégal. Leur brillante conduite lors de ce combat pousse le commandement à créer par l’ordonnance royale du 21 juillet 1845, un Escadron de Spahis du Sénégal. Les cavaliers, sous-officiers et officiers proviennent du 1er chasseurs d’Afrique et du 1er régiment de spahis. Rapidement, du fait de la mortalité ou des maladies, un certain nombre de Noirs sont incorporés. En 1845, l’escadron compte 120 hommes. Sous le Second Empire, il aligne 186 sabres. C’est sous Faidherbe qui est gouverneur du Sénégal de 1854 à 1865 que l’escadron va jouer un rôle militaire déterminant, il est de toutes les opérations en Afrique de l’Ouest. En raison de l’éloignement, du climat et des facultés guerrières des Sénégalais, Faidherbe comprend la nécessité de procéder à un recrutement local. Il nomme dès 1856 un premier officier indigène, le sous-lieutenant Aliou Sall. Faidherbe est le père de ce que l’on appellera plus tard la Force Noire car en plus de l’essor qu’il va donner à l'escadron de spahis sénégalais, il est à l’origine de la création des tirailleurs sénégalais en 1857.

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Léopold Sedar Senghor dira de lui : « si je parle de Faidherbe c’est avec la plus haute estime, jusqu’à l’amitié, parce qu’il a appris à nous connaître, que son jugement, en nous rappelant les vertus de nos Ancêtres, doit nous aider à reprendre courage, à nous battre avec plus de cœur. Faidherbe avait donc constaté l’admirable façon avec laquelle se battaient ses adversaires Sénégalais. Et de s’écrier, plein d’admiration : « Là, au moins, il y a des hommes ! » ».

Pour poursuivre la conquête vers l’Afrique centrale, un escadron de spahis soudanais est créé en 1891 L’escadron comprenait un capitaine commandant, un capitaine en second, cinq lieutenants ou sous-lieutenants, un vétérinaire et 178 homme de troupe. Les spahis soudanais étaient recrutés par engagements volontaires parmi les hommes libres de race soudanaise. Les Toutcouleurs fournirent le la majeure partie du recrutement. Un second escadron est créé en 1893, il est supprimé en 1897. Ces deux escadrons ont pris une part glorieuse à la conquête du Soudan. Le 15 août 1902, l’escadron de spahis soudanais prend le nom de 2e escadron de spahis sénégalais.

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Des chefs illustres les emploient : Gallieni, Borgnis- Desbordes, Combes, Bonnier, Monteil, Gouraud. Certains des officiers qui les ont commandés sont devenus célèbres : Baratier, Mangin, Laperrine, Hauteclocque, Jouinot-Gambetta, etc. Les spahis sénégalais et soudanais combattent contre Ahmadou, Samory, Rabah et leurs guerriers.

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En 1912, l’escadron de spahis sénégalais reçoit l’ordre de quitter Saint Louis pour Casablanca. Il reste au Maroc jusqu’en 1922. L’escadron participe notamment sous les ordres du colonel Mangin, qui commande une colonne de 4 000 hommes, où se trouvent les bataillons de tirailleurs sénégalais et l’escadron de spahis sénégalais, aux opérations qui doivent dégager Marrakech, occupé par El-Hiba qui s’est proclamé sultan. Il restera en poste au Maroc jusqu'au1er juillet 1922, date à laquelle l’escadron de spahis sénégalais du Maroc est dissous et rejoint le Sénégal.

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Les spahis sénégalais n’ont combattu qu’en Afrique, mais ils ont été à plusieurs reprises en Europe et notamment en France à l’occasion des expositions de 1889 et de 1900. Le 14 juillet 1913, ils participent aux cérémonies de la fête nationale à Longchamp, près de Paris. Un peloton défile au galop devant le Président de la République française. Pour des raisons budgétaires, l’escadron de spahis sénégalais est dissous le 31 décembre 1927. Il passe au budget de Gouvernement général de l’Afrique occidentale française et devient, le 1er janvier 1928, escadron de la gendarmerie du Sénégal.

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Le quartier de cavalerie de Saint-Louis porte, depuis 1924, le nom du lieutenant Henri de Chevigné, tué à la tête de ses spahis au combat du Rergho, près de Tombouctou, le 19 juin 1897. Il a servi à l’escadron du Sénégal de 1894 à 1896 et au 2e escadron de spahi soudanais de 1896 à 1897.

Sources:
Pierre Rosiere, Des spahis sénégalais à La Garde Rouge
Lieutenant Gaston Lautour, Journal d'un spahis au Soudan
Gendarmerie Sénégalaise: http://www.gendarmerie.sn


mercredi 4 janvier 2012

Timbalier des Spahis Sénégalais


Spahis.fr est heureux de vous annoncer l'édition de sa première figurine plate. Il s'agit d'un timbalier des spahis sénégalais d'après une planche de H. Feist tirée du Passepoil.
Le timbalier est representé le 14 juillet 1913, jour où un peloton issu du 1er Escadron de Spahis Sénégalais participe aux cérémonies de la fête nationale à Longchamp. À l'occasion de cette journée le peloton s'illustra en chargeant au galop lors du défilé militaire.

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Version peinte par Philippe Fourquet

La figurine est gravée sur une face par Daniel Lepeltier, elle est à l'échelle 45mm. Elle est proposée au prix, pour la France, de 12,50€ (frais de port compris).
Si vous souhaitez vous la procurer vous pouvez nous contacter via l'onglet contact en haut de cette page.



NB: La figurine est livrée non peinte

dimanche 4 décembre 2011

Symbolique de l'insigne du 1er RSA


L'insigne du 1er Régiment de Spahis Algériens a été créé sous le commandement du lieutenant-colonel Marc, cet insigne évoluera peu au cours des années qui suivront. On peut distinguer trois grands ensembles sur cet insignes: le losange, le croissant et une main stylisée. Cet insigne constitue l'un des plus riches exemples du symbolisme musulman parmi les insignes des régiments de spahis.

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Le losange bleu représente la patte de col du régiment: au fil des ans elle comportera deux puis trois soutaches dorées. (Suite à la convention d'Armistice signées après la défaite de 1940, l'ensemble des troupes stationnées dans l'Empire colonial français doivent arborer non plus deux soutaches comme il était commun à quasiment toutes les unités de l'armée française jusque là mais trois soutaches afin de rendre clairement identifiable, aux yeux des Allemands et des Italiens, l'origine géographique des troupes. Cette disposition perdurera dans le temps jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie. La plus part des régiments concernés ayant été dissous par la suite.)

Le croissant de lune hillal, la lune revêt une très grande importance dans l'Islam. Elle évoque le changement, le passage d'un monde à l'autre. A l'origine, le croissant apparaît dans la période islamique sur les pièces de monnaie accompagné d'une étoile à cinq ou à six pointes. Symbole de la résurrection, il ornait la pointe des fanions des régiments de spahis.

La main stylisée est une représentation de la main de Fatima considérée comme la mère de tous les croyants. La main droite est bénéfique, la main gauche est néfaste. On peut en déduire que l'insigne du 1er RSA représente le dos de la main droite sur lequel les musulmans lisent le nom d'Allah. Les cinq doigts faisant références aux cinq piliers de l'Islam.

Au début des années 1950 pour symboliser la mécanisation du régiment, une roue dentée sera ajoutée à la périphérie de l'insigne.

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Photo d'un spahi arborant la réduction de l'insigne sur son bonnet de police, prise à Médéa.

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Cet insigne n'a connu qu'un seul fabricant de 1938 à la dissolution du régiment en 1964, sauf pour une variante éditée à la fin de la Seconde guerre mondiale par Aravit & Pérez à Alger. Autrement la maison Drago s'est chargée de la production de l'ensemble des variantes qui ont eu cours pendant cette période.

Spahi de 1ere classe, arborant l'insigne du 1er RSA sur la poche droite.

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Sources: Thierry Moné et Jean-François Tixier, Les insignes des spahis, Charles Lavauzelle, 1999

vendredi 11 novembre 2011

Le Trophée


Belle allégorie d'un spahi du 3e régiment de spahis brandissant un casque à pointe, par Léon Hingre.

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mardi 1 novembre 2011

À nos morts


Le 1er novembre est de longue tradition, un jour consacré au souvenir de ceux qui sont morts. Au-delà du souvenir de ceux qui nous ont précédés, ceux de nos familles qui sont morts au combat ont toujours une place d’honneur dans nos cœurs en ce jour qui leur est consacré.
Il y a 57 ans, un 1er novembre, débutait une guerre lâche qui a dû attendre bien des années pour dire son nom. Dans cette guerre beaucoup des nôtres sont tombés, malgré les années qui passent nous ne les oublions pas.

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En leur mémoire, nous publions ce récit symbole de fidélité, de courage et d'abnégation.


Au Champ d'Honneur pour un Drapeau, Général P. Vanuxem

« Voici la mirifique et incroyable histoire du drapeau des Anciens Combattants de Mostaganem. C’était un nommé Tcham Kouider qui, à Mostaganem, portait le drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades et à l’enterrement des soldats qui tombaient dans cette guerre qui n’avait pas de nom ni de loi.
Tcham Kouider ressentait bien tout l’honneur qui lui en revenait et n’aurait pour rien au monde consenti à se dessaisir de sa charge glorieuse. Lorsque le FLN le menaça de mort, il rendit compte à son Président, tout simplement en bon soldat qu’il était, mais se regimba comme sous une offense, lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique emploi. Cela se passait vers la fin de l’année 1956. Tcham Kouider fut abattu le 14 février 1957. Sa dépouille fut portée par ses camarades. On fit un discours.

Caïd Metcha qui le remplaça fut, à son tour, l’objet de menaces de mort. Il en rendit compte à son président et tout comme Tcham Kouider, il refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur, si périlleux qu’il fût… Il fut abattu le 21 juin 1957. Bensekrane Yahia conduisit le cortège jusqu’au cimetière aux stèles blanchies et, à son tour, il inclina le drapeau devant la tombe de son prédécesseur. Quelques jours plus tard, il fut lui-même menacé et lui non plus ne put accepter de se renier. Il porta le drapeau au cours des cérémonies du 14 juillet. Il fut abattu le 8 août 1957.

Hennouni Besseghir devint le quatrième porte-drapeau de cette année. Il fut abattu le 5 octobre 1957.

Les évènements prenaient alors une meilleure tournure et Hadjgache, tout raide de l’honneur qui lui était fait, ne fut abattu que le 27 août 1958. C’était pourtant au temps où il semblait qu’on apercevait le sourire de la Paix et où soufflait un vent vivifiant d’espérance. Bey Bagdad lui succéda. Il fut abattu le 14 juillet 1959.

Addad fit comme ceux qui l’avaient précédé et, avec son humeur tranquille quand il fut menacé, il refusa calmement de céder le poste de confiance dont il était investi. Il fut abattu le 11 septembre 1959.

Son camarade, Rhamouni Lakdar releva la charge et, après tant d’autres, il fut abattu par le FLN le 7 novembre 1960.

Il se trouva des volontaires dans la section de Mostaganem pour briguer encore l’emploi de porte-drapeau qui revint à Belarbi Larbi. Il advint que Belarbi Larbi n’en mourût pas. Il fut, suivant le mot administratif et blasphématoire, rapatrié. Il prit le bateau pour la France puisque la terre où il était né avait cessé d’être la France… Il emporta son drapeau. Il est le dixième porte-drapeau de sa section à avoir risqué sa vie pour l’honneur de porter le drapeau. Je salue son drapeau, enroulé aujourd’hui dans sa gaine et si lourd du poids de tant d’âmes, de tant de foi et de tant d’amour de la France. »


jeudi 13 octobre 2011

Officiers du 3e Spahis au Maroc


Photo d'un groupe d'officiers du 4e escadron du 3e Spahis prise en 1912 au Maroc. Le 3e Spahis participe à la conquête du Maroc de 1907 à 1913. Pour sa brillante conduite durant ces opérations, le régiment peut inscrire en lettre d'or sur son étendard "Maroc 1907-1913".

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samedi 24 septembre 2011

La médaille du Burnous


Le Burnous est une association créée en 1895 dans le but de favoriser l'entraide et la fraternité entre les anciens militaires ayant servi en tant que Spahis, Goumiers, Sahariens, Méharistes et Supplétifs. Encore active aujourd'hui cette association, en plus de sa mission première, perpétue désormais auprès des jeunes générations le souvenir de ceux qui ont porté le burnous et la chéchia depuis 1831.

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Afin de récompenser ses membres méritants l'association édite dès ses débuts une médaille. Il existe plusieurs types qui ont été décernés jusqu'à aujourd'hui. Nous vous présentons les trois premiers types.

1er type: Plaquette de bronze de 50 mm de large pour 73 mm de hauteur, gravée au nom du membre auquel elle est attribuée. Poinçon BRONZE sur la tranche.

A l'avers:
Marianne en cuirasse portant une cape,
arborant en chef un bonnet phrygien orné de feuilles de chênes,
inscription République Française,
signature du graveur S. E. Vernier.
Au revers:
Attribution au nom et grade du récipiendaire: "Le Burnous au...",
palme de laurier.

Ce modèle est rare puisqu'il est indiqué comme inconnu dans le numéro 92 de la revue Symboles & Traditions. Il daterait des premières années de l'association.

2e type: Médaille circulaire en argent de 31 mm de diamètre et de 44 mm de hauteur avec la bélière.

A l'avers:
Signature F. Rasumny,
casque coloniale à fond peu élevé,
cheveux de l'effigie personnalisant la République très épars sur l'épaule droite,
inscription Honneur et Patrie.

Au revers:
Signature du graveur S. Duseaux,
cartouche rectangulaire ornementé au centre et légèrement décalé vers le bas,
inscription "Fondée le 26 juin 1899" sur deux lignes placées au-dessus du cartouche et un peu décalé vers la droite,
inscription en cercle sur le pourtour "Association Amicale et Philanthropique des Anciens Spahis Le Burnous".

Ruban de 37 mm de largeur vert, avec une bande rouge de 3mm de largeur placée à 1 mm de chaque bord. L'insigne agrafé sur le ruban comporte une banderole émaillée bleu, blanc et rouge dans laquelle est inscrit de gauche à droite: "26.6 Le Burnous 1899".
Que cela soit sur l'agrafe ou sur la médaille, il y a une erreur au niveau de la date réelle de la fondation de la société.
Ce type daterait des années 1900 puisqu'il est mentionné dans l'ouvrage du lieutenant Sculfort édité en 1912.

3e type: Médaille similaire au modèle précédent. Elle se distingue de celui-ci par:
A l'avers:
Absence de signature du graveur,
un casque colonial à fond plus haut,
cheveux de l'effigie plus rassemblés dans le cou,
inscription "Honneur et Patrie"

Au revers:
Absence de signature du graveur,
cartouche rectangulaire très décalé vers la gauche,
inscription ramassée en petites lettres sur quatre lignes et nettement décalée vers le haut à droite
On note une nette différence dans la bélière qui est liée d'un ruban vers le bas remplaçant la boule existant dans le deuxième type. Ruban de 37 mm de largeur également mais avec une bande rouge de 4,5 mm de largeur placé sur chaque bord. L'insigne agrafé est davantage formé en U et la banderole tricolore et nettement plus large.

La date de la création de ce 3e type n'est pas connue mais d'après Symboles & Traditions elle se situe vraisemblablement dans les années ayant suivies la fin de la Première Guerre Mondiale.

Il existe un 4e type créée en 1954 mais que nous ne possédons pas encore. Celui-ci fera l'objet d'une prochaine mise à jour.

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En mémoire d'Ali Bellout (1893-1957). Ancien spahi demeurant à Philippeville, il portait en permanence sur sa veste la médaille du Burnous, il circulait dans une rue de sa cité le 6 septembre 1957 lorsqu'il a été assassiné par le FLN.


Sources: > Le Burnous ; Symboles & Traditions n°92 p.46 et 47

lundi 29 août 2011

Photo Régiment de Marche de Spahis, 1915


Photo de spahis du Régiment de Marche de Spahis Algériens, constitué d'éléments du 1er Spahis, du 3e Spahis et du 5e Spahis ces hommes vont s'illustrer dans les premiers mois de la guerre en combattant à cheval les troupes du Kayser. Après la "Course à la mer" les spahis, comme les autres unités, s'enterrent et participent à la guerre de tranchées jusqu'à la victoire finale.

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samedi 16 juillet 2011

Spahis à la feuille d'étain


Figurines de spahis algériens réalisées à la feuille d'étain. Celles-ci sont pliées selon la forme désirée et par la suite superposées les unes par rapport aux autres pour créer le volume. Cette série a été réalisée sur commande dans les années 1960 pour un officier de cavalerie, ancien spahi. Nous n'avons pas de précision sur l'auteur de ces figurines qui nous est inconnu.


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mercredi 13 juillet 2011

Fantasia du 7e Spahis


Après la Seconde Guerre Mondiale, le 7e Régiment de Spahis Algériens est transformé en 7e Groupe d'Escadrons de Spahis Algériens. Troupe de prestige, les cavaliers du 7e GESA vont être une vitrine de prestige pour l'armée d'Afrique jusqu'au début des années 1960. A ce titre les escadrons du 7e GESA participent à plusieurs défilés sur les Champs Élysées lors des festivités du 14 juillet ainsi qu' à de nombreuses représentations lors de fêtes hippiques. Ce reportage nous présente une fantasia réalisée par les spahis du 7e GESA lors d'une visite officielle en Hollande en 1958.

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